Quand on a fini de manger au restaurant, il se passe quelque chose d'étrange. Dès que l'addition arrive, deux personnes se lèvent en même temps et se précipitent vers le comptoir. « C'est moi qui paie ! » « Non, c'est moi ! » L'étudiant étranger a dit qu'en voyant cette scène pour la première fois, il avait cru qu'on était en train de se battre. ## L'expression « ssonda » En Corée, payer le repas se dit « tirer » (쏜다). « Aujourd'hui, c'est moi qui offre ! » Voilà ce qu'on dit. Ces mots portent le sentiment « j'ai envie de prendre soin de toi ». Celui qui paie le premier ne dépense pas seulement de l'argent : il montre son cœur. ## Pourquoi partager l'addition paraît-il gênant ? Les Coréens entretiennent leurs relations en donnant et en recevant. Si on vous invite aujourd'hui, on se sent un peu redevable. Pour rendre cette dette, on dit « La prochaine fois, c'est moi qui paie » et on se revoit. Il faut qu'il reste un peu de dette pour qu'il y ait un prochain rendez-vous. Voilà pourquoi, si l'on partage l'addition au won près, cela peut donner l'impression de dire « Entre nous, les comptes sont soldés à partir d'aujourd'hui ». Bien sûr, de nos jours, il est aussi devenu plus courant chez les jeunes de payer chacun sa part. Malgré tout, faire un peu de façons au début reste considéré comme poli. ## Essayez tout de suite Si on vous a invité, dites « Merci pour le repas », puis offrez le café la prochaine fois. C'est la meilleure façon de rendre la pareille. Si vous préférez partager l'addition, dites : « Et si on payait chacun sa part aujourd'hui ? » et demandez-le avec douceur. Il est aussi très courant qu'une personne paie d'abord et que les autres lui envoient ensuite l'argent sur son compte.